" J'ai rendez-vous dans le bâtiment D ". A y est, la phrase était lâchée. Elle connaît bien le bâtiment D, à force d'y travailler, c'est sûrement la raison pour laquelle elle me regarde comme si j'étais une pestiférée. Encore une midinette desespérée. Il faut drôlement s'ennuyer pour avoir le temps de déprimer, je sais, on me l'a déjà dit, si seulement tu savais. Mais je ne suis pas contagieuse, ne t'inquiète pas, ton chignon bien serré ne cédera pas sa place à mes cheveux à peine démêlés et mal attachés, tes yeux si bien maquillés ne deviendront jamais comme les miens si bien cernés et ton teint hâlé ne se substituera pas au mien, simplement pâle et fatigué.
Je suis assise. Je ne sais que dire. On me force à venir, je viens. Je parle. Ca fait du bien. Mais deux jour après, ça revient. Mes mots sortent, tous aussi fragiles, hésitants. Les larmes coulent. Je peux sans crainte, sans honte, il dit que ça fait du bien, que c'est bien. Mais l'angoisse reste, au fond. Fais moi dire si tu veux que j'ai peur de toutes les formes d'abandon, je crois juste que tu es un con profond. Il me demande si tout s'est arrangé. Oui, j'ai arrêté, et oui, depuis ça les étourdissements et saignements ont cessé. Malgrè ça, je dois quand même aller faire un bilan de santé.
Je ne sais plus comment tout ça a commencé, je sais juste que c'est devenu un engrnage sans fin. C'était dans une période de la vie où on est fragile. Il a suffit d'un echec de plus. A l'époque, c'était lui. Jamais je n'ai osé en parler, j'avais trop honte. Il a été le seul à deviner, aujourd'hui il est toujours à mes côtés. Merci de m'avoir aidé, seulement je vais mieux, j'aimerais ne plus être surveillée. Tout ce qui m'enfermait dans cette mélancolie, je l'ai banni. Aujourd'hui encore, quand je l'entends, je change totalement d'état d'esprit, et je m'y sens comme chez moi. Il paraît que je m'y complais, et que c'est une des formes que peut prendre la maladie.
D'après lui, je ne gagnerai jamais complétement.
Je suis assise. Je ne sais que dire. On me force à venir, je viens. Je parle. Ca fait du bien. Mais deux jour après, ça revient. Mes mots sortent, tous aussi fragiles, hésitants. Les larmes coulent. Je peux sans crainte, sans honte, il dit que ça fait du bien, que c'est bien. Mais l'angoisse reste, au fond. Fais moi dire si tu veux que j'ai peur de toutes les formes d'abandon, je crois juste que tu es un con profond. Il me demande si tout s'est arrangé. Oui, j'ai arrêté, et oui, depuis ça les étourdissements et saignements ont cessé. Malgrè ça, je dois quand même aller faire un bilan de santé.
Je ne sais plus comment tout ça a commencé, je sais juste que c'est devenu un engrnage sans fin. C'était dans une période de la vie où on est fragile. Il a suffit d'un echec de plus. A l'époque, c'était lui. Jamais je n'ai osé en parler, j'avais trop honte. Il a été le seul à deviner, aujourd'hui il est toujours à mes côtés. Merci de m'avoir aidé, seulement je vais mieux, j'aimerais ne plus être surveillée. Tout ce qui m'enfermait dans cette mélancolie, je l'ai banni. Aujourd'hui encore, quand je l'entends, je change totalement d'état d'esprit, et je m'y sens comme chez moi. Il paraît que je m'y complais, et que c'est une des formes que peut prendre la maladie.
D'après lui, je ne gagnerai jamais complétement.
